Galerie Dreyfus

GALERIE DREYFUS, based in Basel, Switzerland, presents works of ancient and modern art. From Antoine Le Nain to Donald Judd, through Greuze, Renoir and Pablo Picasso, their collection represents a broad range of styles and periods from the history of art.

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Objects "Galerie Dreyfus"

JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La Coquette fixée

vers 1755 Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Trois jeunes gens batifolent dans un parc au pied d’un vase sculpté. La jeune fille, assise au centre, est ballottée entre ses deux prétendants. À droite, l’enserrant par la taille, le premier soupirant l’attire à lui pour lui susurrer quelque mot doux à l’oreille, cependant qu’elle se retourne vers le second, à gauche, afin de le gratifier d’une couronne de fleurs. Ce dernier, l’air langoureux, tient dans ses bras une cible dont le cœur est percé de deux flèches. A leurs pieds gît un carquois rempli de flèches. Cette scène galante, au-delà des gestes explicites, est connotée de symboles érotiques comme les flèches décochées par l’Amour dans le cœur de la jeune femme ou le vase central, axe de symétrie phallique, dominant la scène. Jusqu’aux couleurs suaves des vêtements masculins – rose orangé, corail- qui sertissent la pureté du blanc de la robe. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.Read more

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JUAN GRIS - Compotier et verre

1916 Huile sur bois. 61 x 38 cm. Huile sur bois. 61 x 38 cm. Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ». Juan Gris suivit des études de dessin industriel à la Escuela de Artes y Manufacturas à Madrid entre 1902 et 1904, période pendant laquelle il contribua par des dessins à des journaux locaux. En 1904 et 1905, il étudia la peinture avec l’artiste académique José Maria Carbonero. En 1906 il s’installa à Paris où il devint l’ami d’Henri Matisse, Georges Braque et Fernand Léger, et en 1915 il fut peint par son ami Amedeo Modigliani. Il y retrouva et se lia d’amitié avec son compatriote Pablo Picasso. Son portrait de Picasso de 1912 est l’une des premières peintures cubistes réalisées par un autre peintre que Pablo Picasso ou Georges Braque. Bien qu’il soumît des illustrations humoristiques à des journaux comme L’assiette au beurre1, Le Charivari, et Le Cri de Paris, Gris commença à peindre sérieusement en 1910. Dès 1912, il avait développé un style cubiste personnel. Sa plus grande période se situe entre 1914 et 1918. Au début, il était sous l’influence du cubisme analytique, mais après 1915 il commença sa conversion au cubisme synthétique duquel il devint un interprète persistant. En 1922, le peintre peignit les premiers décors et costumes pour Sergei Diaghilev. Gris articula la plupart de ses théories esthétiques entre 1924 et 1925. Il délivra sa lecture définitive, Des possibilités de la peinture, à la Sorbonne en 1924. Des expositions majeures eurent lieu à la Galerie Simon à Paris et à la Galerie Flechtheim à Berlin en 1923, et à la Galerie Flechtheim à Düsseldorf en 1925. Juan Gris mourut à Boulogne-Billancourt le 11 mai 1927 à l’âge de 40 ans, laissant ainsi sa femme Josette et son fils Georges. Bien qu’il regardât Picasso comme son éducateur, Gertrude Stein reconnaît que Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ». Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d’une homogénéité parfaite, alors qu’il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d’une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : « Qu’est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine. » Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient2 ».Read more

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JEAN-BAPTISTE PATER - Le Colin-Maillard

vers 1725 Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Voici un jeu fort répandu en ce XVIIIe s. qui permet toutes les licences à ses protagonistes comme on s’en aperçoit au premier coup d’œil. La jeune femme dont les yeux sont bandés vient de trouver un partenaire qui profite de sa cécité pour l’embrasser dans le cou. La demoiselle qui s’éloigne d’un air complice a certainement précipité l’une dans les bras de l’autre. A l’arrière-plan, d’autres jeunes femmes assistent amusées à la scène quand un dernier groupe de femmes s’emploie à décorer de guirlandes de fleurs un pilier hermaïque, le buste d’un satyre ? Le réel le dispute ici à l’allégorie. Des amours ailés s’invitent à la fête, tournoyant autour de ce couple dans le ciel et, pour l’un d’entre eux, poussant littéralement le galant contre la jeune femme. La scène se situe dans un décor de ruines à l’antique émergeant de la végétation. Mais la couleur du ciel semble trop franche pour être vraie. Le tout évoque plutôt une scène de théâtre avec ses décors coulissants, ses putti descendant du plafond, jusqu’au seul rôle masculin dont l‘habit à fraise semble emprunté à un acteur de la Commedia dell’arte. Jean-Baptiste Pater (1695-1736) est un peintre rococo français. Formé auprès d’Antoine Watteau, il restera toute sa carrière sous son influence, tant pour le style que pour le choix de ses sujets. En 1725, il est en effet reçu à l’Académie comme peintre de fêtes galantes, genre spécialement conçu pour son maitre, après la mort duquel il terminera d’ailleurs certaines commandes. C’est de cette même année que date Scène galante dans un parcet Le Colin-Maillard.Si l’influence de Watteau est manifeste pour le premier, notamment dans le rendu irisé de la lumière, Pater semble s’en affranchir dans le second. Sa palette de couleurs est en effet plus soutenue, avec des teintes presque acidulées. La composition plus éclatée empreinte d’une théâtralité étrangère à Watteau fait clairement référence au théâtre italien alors très en vogue chez les peintres. Le grand siècle et sa peinture sérieuse a fait place à des thèmes plus galants avec la Régence. La société, libérée du carcan de la cour, s’adonne à des jeux dont les peintres nous font l’écho au point de créer ce nouveau genre des « fêtes galantes », adaptant la scène de genre aux mœurs aristocratiques. Cet art de galanterie qui se répand dans l’Europe du Siècle des Lumières, trouve en Pater un brillant émissaire dont l’un des principaux clients est l’empereur Frédéric II de Prusse.Read more

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MOISE KISLING - Narcisse

1943 Huile sur toile signée en bas à gauche. 55 x 38 cm. Huile sur toile signée en bas à gauche. 55 x 38 cm. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse. Moïse Kisling étudie à l’École des Beaux-arts de Cracovie. Son professeur Józef Pankiewicz l’encourage à se rendre à Paris. En 1910, il s’installe à Montmartre, puis à Montparnasse. Pendant la Première Guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère. En 1915, il est sérieusement blessé lors de la bataille de la Somme, ce qui lui vaudra la citoyenneté française. Ami d’Amedeo Modigliani qui fait son portrait en 1916, Moïse Kisling est un acteur de la communauté artistique de Montparnasse. A notamment résidé en Bretagne, dans la petite villa de Creis ar park du village de Plougasnou D’origine juive, il part à New York durant la Seconde Guerre mondiale. Ses nus féminins et ses portraits lui valent une grande renommée. On trouve notamment ses œuvres au musée du Petit Palais à Genève, en Suisse.Read more

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JEAN-BAPTISTE COROT - Coubron

vers 1870 -1873. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Les personnages qui évoluent sur ce chemin boisé sous les frondaisons d’un boccage, semblent déambuler dans une architecture tant le paysage est ici construit. Le choix d’un format vertical accentue encore cet effet d’enfermement. Les arbres, régulièrement disposés en bordure du chemin, forment une structure ; leurs troncs, tantôt verticaux tantôt inclinés, constituent les colonnes et la voûte d’une cathédrale végétale dont les croisées d’ogives en seraient des branchages. L’arbre unique de gauche parait être le pilier sur lequel repose toute la construction. Décentré vers la gauche, le chemin dispute à la rangée d’arbres de droite la primeur du sujet. Les personnages, anecdotiques, sont là pour donner l’échelle. Reste le ciel qu’on aperçoit çà et là au travers des feuillages et qui perce au bout du « tunnel », point minuscule et pourtant déterminant qui permet à notre œil de s’échapper à l’extrémité du chemin. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.Read more

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JEAN FRANÇOIS DE TROY - L’adoration des Bergers

vers 1730 42 x 35 cm Cette oeuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Leibault. 42 x 35 cm Cette oeuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Leibault. Une nativité dans la pénombre d’une étable. Au centre, la Vierge emmaillote l’Enfant Jésus, posé sur une meule de foin en guise de table à langer. Elle présente à la vue des participants son petit corps dont irradie une vive lumière, éclairant les visages des témoins de cette scène sacrée. A gauche, Joseph, toujours bienveillant, s’accoude à la meule, drapé dans un manteau jaune qui prolonge la couche de l’enfant. A cette intimité, se joint une famille de bergers qui se tient sur la droite. Une fillette agenouillée offre une assiette de fruits, sa mère, à ses côtés, l’enlace. Enfin deux hommes, l’un tenant une lanterne, le second un mouton sur les épaules, font leur entrée. Au sommet de la pièce, à gauche, parmi des nuées deux anges à mi-corps prient les mains jointes. Si de l’enfant émane une quiétude, sa naissance semble susciter l’agitation. A l’arrivée précipitée des bergers fait écho celle, surnaturelle, des anges. Les obliques tracées par les nuées, la poutre ou le torse nu du berger sont autant de lignes qui dynamisent la composition. Le clair-obscur enfin contribue au mystère de la Nativité. La lumière divine de l’enfant supplante celle plus atone de la lanterne du berger, véhiculant ainsi le message sacré de la nouveau Testament, repoussant les ténèbres. Jean-François de Troy (1679-1752) est un peintre d’histoire. Fils du portraitiste François de Troy, il part séjourner en Italie pendant sept ans où il découvre Véronèse et Titien. Reçu à l’Académie de peinture et de sculpture en 1708, comme peintre d’histoire, il exécute alors de grands formats traitant de sujets religieux ou mythologiques. Il est cependant à l’aise dans tous les genres, des scènes galantes, prétextes à représenter des nus féminins, aux portraits de cour. Il excelle aussi dans la peinture de société et participe à la décoration des appartements royaux de Fontainebleau avec notamment Un Déjeuner de chasse,aujourd’hui au Louvre. Directeur de l’Académie de France à Rome, il encourage la carrière de jeunes artistes dont celle de Vien, futur tenant du néoclassicisme. L’Adoration des bergers résume bien le « syncrétisme » de tous les genres de JF de Troy. Le style, à la fois enlevé et structuré de cette scène de genre sacrée, a retenu la leçon des maitres italiens. Au-delà des angelots empruntés à Raphaël, l’atmosphère caravagesque traduit une influence du Guerchin dans le traitement des chairs.Read more

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RAOUL DUFY - Le bal populaire

1906 Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Dans un jardin public, des couples dansent au rythme d’un orchestre. Leurs silhouettes longilignes aux couleurs vives, blanches, roses et bleues, virevoltent et rivalisent avec les arbres qui les environnent. Ils sont groupés sur la droite, tandis que les musiciens, relégués à l’arrière-plan à gauche, se fondent derrière un rideau d’arbres. Au premier plan, un personnage attablé regarde les danseurs. Plus à droite, une hampe hissée du drapeau tricolore campe la scène. D’autres drapeaux derrière les danseurs, nous précisent qu’il s’agit d’une fête nationale. La touche franche et saccadée de Dufy se construit ici au rythme de la musique. A coup de pinceaux rapidement brossés, il cherche à saisir l’instant pour mieux traduire l’atmosphère d’une ambiance joyeuse et festive au détriment d’un espace rationnel. Il nous invite ici à entrer dans la danse. Raoul Dufy (1877-1953) est un peintre et décorateur français. Formé à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre, il commence sa carrière comme paysagiste en Normandie puis en Provence où il fréquente les « Fauves », Albert Marquet, Vlaminck puis Matisse. Il réalise de nombreuses scènes de rues pavoisées et de fêtes de village, aux touches vives et colorées, comme ce Bal populairequi date de cette période. Influencé par l’œuvre de Cézanne, il s’oriente ensuite vers la nature morte, puis rencontre Braque et Picasso. Tous trois travaillent ensemble, échangeant leurs recherches formelles, qui les conduiront au cubisme. Mais très vite Dufy se construit son style propre dissociant la couleur du dessin : les traits viennent se superposer aux plages colorées comme dans ce qui reste son chef-d’œuvre La Fée électricité,aujourd’hui au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Artiste polyvalent et curieux, Dufy s’essaie à tous les arts, des cartons de tapisserie à la lithographie, jusqu’à la céramique, dessinant décors et costumes de théâtre pour Jean Cocteau, illustrant textes d’Apollinaire, de Gide ou encore de Colette.Read more

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NICOLAS LANCRET - Fête Champêtre

Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Huile sur toile. 41,5 x 55 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de Fabienne Charpin-Schaff, publié par La Fondation Wildenstein. Une assemblée dans un parc. Tandis qu’un couple enlacé déambule lentement à l’orée d’un bois, un homme agenouillé à droite sous les arbres déclare sa flamme à une jeune femme assise en lui offrant un bouquet de fleurs champêtres. Derrière, sous les frondaisons, deux autres femmes, l’une surveillant la scène, un chaperon (?), l’autre occupée à cueillir des fleurs. Un épagneul indifférent à l’action se tient au milieu des personnages. Parmi les arbres, on distingue la silhouette d’un grand vase de pierre, nous suggérant que nous sommes dans un parc. Au fond, derrière le premier couple, un vaste paysage s’étend jusqu’à des montagnes au loin. Le ciel est d’un bleu serein. Les couleurs pastel de cette scène sont aussi très suaves : roses, jaunes, orangés, qu’on retrouve plus saturés pour le couple principal. Les personnages baignés de lumière évoluent dans un univers idéalisé, une campagne d’opérette propre à cette peinture pastorale destinée à décorer de petits cabinets privés. Nicolas Lancret (1690-1743) est un peintre de genre français. Doté d’un grand talent de dessinateur, il choisit la peinture plutôt que la gravure à laquelle on le destinait. Dans l’atelier de Gillot, il se lie d’amitié avec Watteau qui influence à la fois son style et le choix de ses sujets, l’invitant à peindre hors de l’atelier paysages et scènes de la vie quotidienne. Entré à l’Académie en 1719, il se spécialise dans les scènes de genre et plus encore dans les fêtes galantes,genre spécialement inventé par l’Académie pour Watteau. Cette Fête champêtrecompte parmi les nombreux tableaux qu’il fit dans ce style pastoral pour le décor d’appartements aristocratiques, y compris pour ceux du roi Louis XV comme la série des Quatre saisons, exécutée pour le château de La Muette aujourd’hui au Louvre. Sa peinture libre et joyeuse témoigne de l’insouciance d’une société aristocratique qui s’adonne aux plaisirs de la galanterie, de la bonne chère, … des plaisirs de la vie. Mais Lancret bien que n’ayant jamais quitté Paris est aussi un admirateur des maitres anciens, notamment hollandais, dans la lignée desquels il inscrit ses scènes de genre observées avec précision. C’est encore un grand amateur de théâtre qui sait distribuer les rôles à ses personnages peints.Read more

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HUBERT ROBERT - La Promenade galante

vers 1775 Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur carton 23,5 x 30,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Dans ce parc aux épaisses frondaisons, des personnages évoluent par petits groupes, frêles silhouettes perdues dans l’immensité de la nature. Quelques arbustes plus sombres viennent rivaliser avec eux, ponctuant cette pelouse bordée de bosquets. Au fond de cette étendue, une statue sert de point de fuite à la perspective. Car ce parc est peint à l’instar d’une architecture comme le montre la ligne descendante des feuillages, à droite, qui tient lieu de ligne de fuite à cette « boite » végétale dont le fond se dessine sur un ciel nuageux. Si l’effet est rompu à gauche, au sol, des lignes de fuite bien réelles délimitent la pelouse convergeant vers la statue et le bouquet d’arbres au centre. Dans cette harmonie de verts et de bleus, les personnages sont des taches colorées, rouges, blanches, noires. Mais en seulement quelques coups de pinceaux, Robert arrive à leur donner la gestuelle de la conversation, qu’on imagine galante… Nous sommes au début du règne de Louis XVI et les parcs, lieux de sociabilité, changent d’aspect avec l’anglomanie et la recherche de plus de naturel dans leur agencement. Hubert Robert contribue à cette nouvelle mode des jardins anglais en dessinant celui d’Ermenonville ainsi que le Hameau de la reine à Versailles. Hubert Robert (1733-1808) est un peintre paysagiste français. Destiné à une carrière ecclésiastique, il développe de tels talents pour le dessin qu’il obtient d’étudier auprès de Slodtz. En 1754, il part pour Rome accompagnant l’ambassadeur de France où il reste onze ans. C’est alors la découverte de l’Antiquité, des ruines de Rome et de Pompéi. Il rencontre Piranèse dont les peintures d’architectures imaginaires l’impressionnent et Pannini qui invente le genre des caprices architecturaux, regroupant des monuments sur une même toile, dont Robert s’inspirera. De retour à Paris, il est reçu à l’Académie en 1766 avec un tableau de ruines. Peintre apprécié du roi pour lequel il exécute Les Principaux Monuments de Francemettant en valeur le patrimoine antique français, il reçoit différentes charges dont celles de dessinateur des jardins du roi et de garde des tableaux du Roi. Il participe à la commission du futur Museum élaborant des projets pour son installation dans la grande galerie du Louvre. Il collabore à la création du parc d’Ermenonville, premier jardin anglais en France, et à ce titre, Le parc à Ermenonville en constitue un précieux témoignage. On retrouve dans La Fontaine,au Louvre, une composition similaire, bien que plus dépouillée, avec cet arbre incliné au premier plan.Read more

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ALBERT MARQUET - Bords de Seine á Villennes

1913 Huile sur toile. 61×50 cm. Huile sur toile. 61×50 cm. Il vient de pleuvoir. La route est encore détrempée et ses flaques réfléchissent un ciel blanc encore chargé. La rangée d’arbres au second plan se reflète aussi dans ce miroir. La fine rive herbeuse qui nous sépare de la Seine semblerait une ile tant l’effet mouillé est tangible dans cette toile. Mais la Seine en contrebas offre un miroir plus profond aux reflets vert sombre. La densité de l’eau et son mouvement contrastent avec les reflets argentés de la route. Marquet nous rend ici de façon palpable deux illusions de matière aquatique, et ce avec une grande virtuosité. C’est la répartition savante des blancs qui lui permet ainsi de créer les effets d’une lumière scintillante presque éblouissante. Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposition des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection. De cette époque « fauviste » date l’Avenue de Versailles où la composition épurée témoigne de ses recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hollande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve qu’il aime tant. De cette dernière retraite date Au bord de la Seine, la Frette,témoignant de son talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une appréciation très sensible des reflets lumineux.Read more

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EUGÈNE BOUDIN - Juan Les Pins, la promenade et la baie

1893 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. 50 x 73 cm. Cette oeuvre est reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit « Eugène Boudin, Paris, 1973 ». Provenance : Galerie Durand – Ruel 1893 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. 50 x 73 cm. Cette oeuvre est reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit « Eugène Boudin, Paris, 1973 ». Provenance : Galerie Durand – Ruel 1893 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. 50 x 73 cm. Cette oeuvre est reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit « Eugène Boudin, Paris, 1973 ». Provenance : Galerie Durand – Ruel 1893 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. 50 x 73 cm. Cette oeuvre est reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit « Eugène Boudin, Paris, 1973 ». Provenance : Galerie Durand – Ruel 1893 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche. 50 x 73 cm. Cette oeuvre est reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit « Eugène Boudin, Paris, 1973 ». Provenance : Galerie Durand – Ruel 1893 Par une belle journée ensoleillée, un couple se promène au bord de la mer qu’on aperçoit au loin à droite, formant une baie. Le premier plan, largement dégagé, nous invite à suivre ce couple déjà lointain qui s’apprête à pénétrer sous la frondaison d’un bois surplombant la rive. Ces deux femmes, encore dans la lumière, vont en croiser deux autres qui sortent du même bois se faisant échos par le jeu coloré du rouge de leur capeline. Le peintre anime ainsi son paysage d’une présence humaine introduisant une narration et même une temporalité. Nous sommes ici à la Belle époque sur la côte d’Azur, probablement l’hiver, saison à laquelle la haute société vient séjourner sous des cieux plus cléments. Juan-les-Pins, jeune station balnéaire créée dix ans auparavant, n’est évoquée ici que par sa pinède. Mais ce sont les plaisirs de la villégiature que nous dépeint Eugène Boudin par la seule présence de ces élégantes qui ne sont pas sans évoquer L’Assemblée dans un parcde Watteau. L’espace subtilement construit selon les règles de la perspective, dirige notre regard vers le couple central guidé à la fois par le parapet de pierres, à droite, et par les rangées d’arbres formant une allée. La succession des plans lointains se répartit selon l’alternance « classique » de zones d’ombres et de lumières laissant percevoir au fond une clairière avant la pénombre du bois où se perd notre regard.Read more

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ALBERT MARQUET - Avenue de Versailles

1904 Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Une vaste perspective traverse de biais le tableau nous invitant à remonter le cours de cette avenue et à en chercher en vain l’aboutissement. En effet, cette dernière semble disparaitre totalement dans la toile dans un fondu où formes et couleurs perdent peu à peu de leur matière. La facture est ténue, les silhouettes en filigranes des immeubles qui bordent le seul côté visible de cette avenue ne sont perceptibles que par leurs fenêtres et leurs pignons gris. Les façades sont aussi claires que le sol… Seules taches colorées, les toits orangés et les feuillages ocre jaune des arbres qui déjà se dégarnissent, c’est l’automne. La touche est très présente, le trottoir n’est plus qu’un trait jaune plus ou moins appuyé. La grande économie de moyens avec lequel Marquet nous rend ici cette soirée automnale parisienne est caractéristique de sa manière sensible et délicate. Déjà les ombres des immeubles de gauche, invisibles, s’allongent zébrant l’avenue de bandes sombres. Le peintre se teint probablement à l’étage de l’un de ses immeubles pour capter ces dernières heures de l’après-midi Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposition des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection. De cette époque « fauviste » date l’Avenue de Versaillesoù la composition épurée témoigne de ses recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hollande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve qu’il aime tant. De cette dernière retraite date Au bord de la Seine, la Frette,témoignant de son talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une appréciation très sensible des reflets lumineux.Read more

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