Galerie Dreyfus

GALERIE DREYFUS, based in Basel, Switzerland, presents works of ancient and modern art. From Antoine Le Nain to Donald Judd, through Greuze, Renoir and Pablo Picasso, their collection represents a broad range of styles and periods from the history of art.

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Objects "Galerie Dreyfus"

CHRISTIAN GEIGER - Little Lion Avenue de Maître Sunny Kim Carambar

Huile sur toile. 130 cm x 197 cm Christian Geiger est un artiste plasticien aux multiples talents. Formé à l’école des Beaux-Arts de Mulhouse, il s’intéresse dès 1986 à la peinture murale de grands formats y introduisant différents matériaux. Si son art se nourrit de l’œuvre de Rauschenberg et de Rosenquist, figures tutélaires du Pop Art, accumulant images et objets de la vie quotidienne, Christian Geiger développe un style qui lui est propre, empreint d’un onirisme proche du surréalisme. Jérôme Bosch des temps modernes, il introduit dans ses paysages hyperréalistes une vie parallèle où le rêve le dispute à l’absurde, créant des rencontres inopinées entre les objets. Il joue du trompe-l’œil pour mieux nous confondre. Dans ses villes parcourues de poissons ou de bulles, telles des cités englouties, la métamorphose qu’il opère est toujours teintée d’humour. Ses rues sont saturées d’affiches, réelles ou peintes, d’où la couleur jaillit, révélant soudain le geste de l’artiste au milieu d’un traité illusionniste. Grand observateur de la cité et des hommes, il nous apporte une vision sublimée du monde où l’œil reconnait ici ou là tel monument ou tel mobilier urbain, comme autant de références à un monde réel. Car s’il est originaire de Mulhouse, où il a son atelier, Geiger est aussi un globetrotter qui parcourt la planète, toujours curieux, ouvert sur le monde. C’est ainsi qu’il s’est découvert trois autres ports d’attache qui inspirent sa créativité, New-York, Venise et Saigon. Les photocollages qu’il crée usant de sa « technique mixte sur photo perso » nous transportent alors dans des univers hybrides et nous invite à un voyage dans une nouvelle dimension.Read more

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HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC - Portrait de femme

vers 1895 Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Cette femme qui nous sourit en nous fixant droit dans les yeux nous apostrophe. Loin de ces effigies distantes aux visages de trois quarts et le regard perdu, ce portrait nous est tout de suite sympathique grâce à l’expression avenante du modèle qui trahit une relation de complicité avec son auteur ou du moins une relation de confiance qu’il a su instaurer. A la position frontale qui permet ce tête à tête s’ajoute aussi la technique du fusain qui sait capter la singularité de ce visage. Le trait, précis quand il s’agit de cerner les détails de la physionomie, devient plus libre pour détacher la figure du fond par des hachures plus ou moins denses. Le rendu de la chevelure est particulièrement soigné. Le trait en suggère à la fois la masse, peignée, et les cheveux effrangés sur le front. La tête de la femme, au centre d’une composition centrifuge, reçoit un traitement particulier. Usant avec parcimonie de l’estompe, Lautrec élabore le modelé des chairs en jouant sur la réserve du fond pour ne pas saturer ses volumes. Le reste de la composition est plus graphique, plis de la robe et hachures du fond viennent s’achever dans la feuille blanche. Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) est un peintre « postimpressionnisme » français, illustrateur et lithographe. Il s’installe en 1882 à Montmartre où il fréquente la Bohème parisienne, dessinant dans les cafés et les maisons closes. Sans nécessité de répondre à des commandes, il choisit ces sujets, aimant portraiturer les femmes aux mœurs légères. Son modèle le plus célèbre est certainement La Goulue,danseuse du Moulin Rouge qu’il représenta à maintes reprises. Travaillant beaucoup aves des techniques sèches, pastel ou fusain, Lautrec a su rendre la dimension psychologique de ses modèles comme dans ce Portrait de femmeoù il cherche à saisir un visage avec bienveillance sans jamais juger. A son activité de peintre, s’ajoute celle de lithographe qui l’amena à réaliser de nombreuses affiches des lieux de plaisir de la Belle Epoque.Read more

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JEAN-BAPTISTE COROT - Le fermier de Pithiviers

vers 1840 Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Huile sur toile signée en bas à droite. 35 x 46 cm. Certificat de la galerie Brame & Lorenceau. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut. Au centre d’une plaine plutôt aride, un cavalier à l’arrêt, nous tourne le dos. Devant lui, s’éloigne une charrette de foin précédée de deux autres cavaliers. Au loin, la ligne d’horizon dessine une frontière bleutée entre la terre et le ciel auquel elle cède les deux tiers de la composition. Un ciel blanc, dont les nuages gris s’épaississent en gagnant de la hauteur. Enfin, plus haut à droite, deux moulins surplombent une masse rocheuse d’un blanc crayeux. C’est donc ce fermier à cheval, campé au premier plan, ancré au sol par la seule ombre du tableau et paré des seules couleurs vives, qui nous fait rentrer dans l’œuvre. Son orientation de biais, soulignée par le sillon du chemin, indique à notre regard la voie à suivre, d’abord vers la charrette où deux autres cavaliers nous ramènent vers la droite, puis jusqu’au fond, là où la ligne d’horizon se fait plus sombre et où l’on distingue un clocher, Pithiviers ? A droite, les moulins se font discrets presque ensevelis dans les cieux. Ce paysage aux accents désertiques, n’est pas sans nous faire penser à certains paysages orientalistes, comme ceux de Fromentin, que Corot aurait pu admirer au Salon. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.Read more

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THÉODORE GÉRICAULT - Portrait présumé de Madame Elisabeth de Dreux

1817-1818 Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Voici le portrait en buste d’une jeune femme posant devant un paysage au ciel tourmenté. Ne serait sa robe à taille haute et à collerette et sa coiffure sophistiquée avec chignon et rouleaux qui trahissent son appartenance à la société bourgeoise de la Restauration, on pourrait penser à un portrait de la Renaissance italienne. En effet, le cadrage à mi-corps avec pour fond un paysage lointain et atemporel nous évoque les portraits de Botticelli, Bellini ou même la Joconde de Vinci. La fenêtre ouverte sur le monde devant laquelle pose le modèle permet au peintre d’imaginer un paysage qui la met en valeur et traduit aussi ses états d’âme. Parfaitement mise en lumière, vêtue d’un blanc qu’atténue à peine un châle bigarré, la jeune femme, légèrement décentrée, nous fixe d’un regard timide. Derrière elle, un paysage montagneux aux reliefs bleutés pour en signaler l’éloignement, lui arrive à hauteur d’épaules, laissant la majeure partie de la composition au ciel. Celui-ci, bleu intense à l’horizon, est traversé de nuages sombres, dans un esprit très romantique, sans quelconque intention d’effets météorologiques. Le modèle est l’épouse d’un ami du peintre, Pierre-Alfred de Dreux, architecte et Prix de Rome. Géricault fera aussi le portrait de leurs enfants. Théodore Géricault (1791-1824) est le premier peintre romantique français. Formé dans l’atelier de Carle Vernet, il étudie auprès de Guérin. Bien qu’ayant échoué au concours du Prix de Rome, il part à ses frais pour l’Italie en 1816, découvrir les peintres de la Renaissance. C’est durant ce voyage italien qu’il peint ce Portrait présumé de Madame Elisabeth de Dreux,probablement rencontrée à Rome, à la Villa Médicis où elle séjourne avec son mari, et qui est un hommage aux beautés de la Renaissance. Mais Géricault est surtout marqué par l’œuvre de Michel-Ange dont l’influence est manifeste dans les anatomies puissantes de son chef-d’œuvre, Le Radeau de la Méduse.Exposé au salon de 1819, le récit de ce fait divers, élevé au rang de la peinture d’histoire par son format monumental, fit scandale. Il décide alors de partir pour l’Angleterre où il découvre les paysages de Turner et de Constable qui l’invitent à enrichir les registres de sa peinture. Géricault est aussi le peintre des chevaux auxquels il consacre de nombreux tableaux jusqu’à en réaliser des « portraits » à l’allure presque humaine.Read more

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JEAN-BAPTISTE PATER - Le Colin-Maillard

vers 1725 Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Huile sur toile. 65 x 82 cm. Certificat Galerie Cailleux Paris. Voici un jeu fort répandu en ce XVIIIe s. qui permet toutes les licences à ses protagonistes comme on s’en aperçoit au premier coup d’œil. La jeune femme dont les yeux sont bandés vient de trouver un partenaire qui profite de sa cécité pour l’embrasser dans le cou. La demoiselle qui s’éloigne d’un air complice a certainement précipité l’une dans les bras de l’autre. A l’arrière-plan, d’autres jeunes femmes assistent amusées à la scène quand un dernier groupe de femmes s’emploie à décorer de guirlandes de fleurs un pilier hermaïque, le buste d’un satyre ? Le réel le dispute ici à l’allégorie. Des amours ailés s’invitent à la fête, tournoyant autour de ce couple dans le ciel et, pour l’un d’entre eux, poussant littéralement le galant contre la jeune femme. La scène se situe dans un décor de ruines à l’antique émergeant de la végétation. Mais la couleur du ciel semble trop franche pour être vraie. Le tout évoque plutôt une scène de théâtre avec ses décors coulissants, ses putti descendant du plafond, jusqu’au seul rôle masculin dont l‘habit à fraise semble emprunté à un acteur de la Commedia dell’arte. Jean-Baptiste Pater (1695-1736) est un peintre rococo français. Formé auprès d’Antoine Watteau, il restera toute sa carrière sous son influence, tant pour le style que pour le choix de ses sujets. En 1725, il est en effet reçu à l’Académie comme peintre de fêtes galantes, genre spécialement conçu pour son maitre, après la mort duquel il terminera d’ailleurs certaines commandes. C’est de cette même année que date Scène galante dans un parcet Le Colin-Maillard.Si l’influence de Watteau est manifeste pour le premier, notamment dans le rendu irisé de la lumière, Pater semble s’en affranchir dans le second. Sa palette de couleurs est en effet plus soutenue, avec des teintes presque acidulées. La composition plus éclatée empreinte d’une théâtralité étrangère à Watteau fait clairement référence au théâtre italien alors très en vogue chez les peintres. Le grand siècle et sa peinture sérieuse a fait place à des thèmes plus galants avec la Régence. La société, libérée du carcan de la cour, s’adonne à des jeux dont les peintres nous font l’écho au point de créer ce nouveau genre des « fêtes galantes », adaptant la scène de genre aux mœurs aristocratiques. Cet art de galanterie qui se répand dans l’Europe du Siècle des Lumières, trouve en Pater un brillant émissaire dont l’un des principaux clients est l’empereur Frédéric II de Prusse.Read more

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ALBRECHT KAUW - Allégorie de la Suisse

1673 Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas au milieu. 96 x 131 cm. Provenance : Château de Königshof-Soleure. Certificat de René Millet Expertise. Trois personnages surmontant des phylactères, rédigés en allemand, se répartissent l’espace de la composition. Ils dominent un paysage où évoluent des personnages aux proportions réduites. Dans le ciel, deux personnages ailés déroulent d’autres phylactères, en latin, tandis qu’un bras bande un arc au-dessus du personnage central prêt à lui décocher une flèche. Si les trois personnages sont des allégories en rapport avec la Confédération suisse, ils le font à des titres divers. La femme, à droite, Helvetia, est une allégorie « géographique », pacifique, qui présente, sur une table richement parée, les produits agricoles suisses auxquels font écho les moissonneurs à l’arrière-plan. A l’opposé, l’homme en armure, représente l’allégorie, militaire, de l’Autriche, puissant voisin de la Suisse. Enfin, au centre, l’allégorie politique de la Confédération suisse unie est incarnée par le personnage central tenant le drapeau de la Suisse, une croix blanche sur fond rouge, sur lequel est inscrit, Helvetia moderna. Le paysage montagneux du fond avec son lac a pour fonction d’évoquer la topographie de la Suisse. Les personnages sont traités avec beaucoup de soins dans les détails. Le paysage est aussi dépeint avec précision. Si le ciel et les lointains sont traités dans un camaïeu de gris, les trois personnages et leurs attributs sont de couleurs vives. Le rouge prédomine ponctuant le blason, l’étendard et enfin le drapé. Albrecht Kauw (1621-1681) est un peintre actif en Suisse. Installé à Berne, il est à l’aise dans tous les genres, portraits, paysages, « vues topographiques » ou encore nature mortes. Qualifié de peintre du vivant, il connaît un grand succès. Certaines de ces œuvres sont destinées à décorer les murs des châteaux et des bâtiments « publics ». Cette Allégorie de la Suisseest caractéristique de l’époque baroque par la mise en scène théâtrale de ces personnages auxquels sont associés les figures ailées sortant des nuées. Albrecht Kauw, dans une autre Allégorie de la Suisse de 1672 a choisi d’y confronter les aspects positifs et négatifs, y opposant la vision critique d’une Helvetia modernaà celle, idéale, d’une Helvetia antiqua(absente ici du tableau). Le rôle de ces représentations allégoriques est de renforcer l’entente au sein d’une élite, dans un pays composé alors de 13 cantons confédérés, et qui doit se prémunir de puissants voisins comme l’Autriche à la tête du Saint Empire dont la Suisse s’est retirée.Read more

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PAUL SIGNAC - Saint Briac, de ma fenêtre

1865 Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Depuis une vue plongeante, on surplombe une cour fermée jouxtant un jardin, à gauche. Au loin, au-delà de champs et de haies, on devine la découpe arrondie d’une côte ; on imagine la mer en contrebas. Au tout premier plan, un parapet bordé de part et d’autres de plantes, nous explicite ce point de vue. Signac peint depuis ce promontoire qu’il ne cherche pas à nous dissimuler. Son orientation oblique le rend encore plus présent et appuie ce cadrage photographique. Le titre déjà nous révélait son intention : montrer un point de vue à un moment donné, comme pour le fixer à jamais. Pour autant, la démarche reste atemporelle car pas un personnage ni même un détail significatif ne viennent trahir une époque. Le traitement du paysage est une juxtaposition de petites touches colorées dans une gamme pastel, douce et lumineuse, où dominent les roses, les mauves et les bleus pâles. Au fur et à mesure que le regard s’enfonce dans le paysage, les couleurs s’atténuent au point de presque se fondre avec le ciel pommelé. Les verts des feuillages du premier plan sont en revanche plus nets car plus proches. Ce rendu d’une perspective atmosphérique par la fragmentation des couleurs témoignent d’une observation poussée de la nature et des recherches formelles de Signac qui l’ont amené au pointillisme. Paul Signac (1863-1935) est un peintre français à l’origine du pointillisme avec Georges Seurat. A l’âge de 17 ans, il décide de devenir peintre et loue un atelier à Montmartre. Refusant l’apprentissage de la peinture au travers d’écoles, il fréquente l’atelier d’Emile Blin et se perfectionne seul, influencé par les impressionnistes. Il se lie d’amitié avec Seurat en 1883 et fonde avec lui et Pissarro, le groupe des « impressionnistes dits scientifiques » cherchant à rationaliser leur approche chromatique de la peinture. Ils élaborent une technique qualifiée de « divisionniste » consistant à fragmenter les couleurs en points, qui les conduira au pointillisme. La mort de Seurat en 1891, laisse Signac désemparé. Il voyage alors à travers la France, peint les côtes normandes et bretonnes comme ici ce Saint Briac, de ma fenêtrequi date de cette période nomade. Puis il se fixe à Saint-Tropez qui devient un lieu de passage d’artistes très divers de Matisse à Maurice Denis. Coloriste passionné, ces paysages offrent une palette de plus en libre qui définiront son style et dont perçoit déjà la marque dans cette toile bretonne.Read more

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HENRI MATISSE - Maisons à Kervilahouen, Belle-Ile

1896. Huile sur carton signée en bas à gauche. 30 x 36 cm. Certificat de Wanda de Guébriant. Huile sur carton signée en bas à gauche. 30 x 36 cm. Certificat de Wanda de Guébriant. Huile sur carton signée en bas à gauche. 30 x 36 cm. Certificat de Wanda de Guébriant. Au premier abord, l’œil a du mal à discerner des formes tant les couleurs sont prégnantes. Un écheveau de couleurs chaudes qui occupent la moitié inférieure du tableau. Puis, surgissent plus haut les formes familières de chaumières aux murs blancs et aux toits pentus. Elles se dessinent sur un ciel bleu mais non dénué de taches roses ou jaunes, çà et là, évoquant un coucher de soleil. Au-delà du ciel, c’est bien toute la nature qui s’embrase en cette fin de journée, et la lande, au premier plan, déploie toute la palette du peintre au point d’y noyer tout détail naturaliste, bruyères et rochers se mêlant en un feu d’artifice. Matisse juxtapose ici un amoncellement de couleurs qui nie la profondeur et rend presque abstraite sa composition. Henri Matisse (1869-1954) est le chef de file du fauvisme. Après une formation sommaire, Matisse expose son premier tableau au Salon des Cent en 1896 et reçoit le soutien de Pierre Puvis de Chavannes. A l’occasion d’un voyage à Belle-Île-en mer, il rencontre Rodin et Pissarro qui deviendra son ami. C’est lors de ce séjour qu’il peint Maisons à Kervilahouen,Belle-Ile où l’on comprend son intérêt pour la peinture impressionniste. En 1905, il participe à l’exposition du Salon d’automne qui restera un tournant dans l’histoire de l’art. Avec ses amis Vlaminck, Marquet, Derain,… il est qualifié de « fauve », initiant ainsi ce mouvement pictural où la couleur préside. Il entreprend alors de nombreux voyages à travers le monde jusqu’à Tahiti. Il connait un immense succès, ses toiles sont vendues de New-York à Moscou. Après la première guerre mondiale il s’établit à Nice où il réalise en 1933 son chef-d’œuvre, La Danse avec des gouaches découpées, dont il existe deux versions, au musée d’art moderne de la ville de Paris et à la Fondation Barnes de Philadelphie. Artiste boulimique, il dessine costumes et décors pour Serge Diaghilev, illustre l’Ulyssede James Joyce et réalise le décor de la chapelle du Rosaire de Vence.Read more

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JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La Coquette fixée

vers 1755 Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 98 x 85 cm. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Fragonard par P. Rosenberg. Certificat de René Millet Expertise. Trois jeunes gens batifolent dans un parc au pied d’un vase sculpté. La jeune fille, assise au centre, est ballottée entre ses deux prétendants. À droite, l’enserrant par la taille, le premier soupirant l’attire à lui pour lui susurrer quelque mot doux à l’oreille, cependant qu’elle se retourne vers le second, à gauche, afin de le gratifier d’une couronne de fleurs. Ce dernier, l’air langoureux, tient dans ses bras une cible dont le cœur est percé de deux flèches. A leurs pieds gît un carquois rempli de flèches. Cette scène galante, au-delà des gestes explicites, est connotée de symboles érotiques comme les flèches décochées par l’Amour dans le cœur de la jeune femme ou le vase central, axe de symétrie phallique, dominant la scène. Jusqu’aux couleurs suaves des vêtements masculins – rose orangé, corail- qui sertissent la pureté du blanc de la robe. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.Read more

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JEAN-BAPTISTE COROT - Coubron

vers 1870 -1873. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Les personnages qui évoluent sur ce chemin boisé sous les frondaisons d’un boccage, semblent déambuler dans une architecture tant le paysage est ici construit. Le choix d’un format vertical accentue encore cet effet d’enfermement. Les arbres, régulièrement disposés en bordure du chemin, forment une structure ; leurs troncs, tantôt verticaux tantôt inclinés, constituent les colonnes et la voûte d’une cathédrale végétale dont les croisées d’ogives en seraient des branchages. L’arbre unique de gauche parait être le pilier sur lequel repose toute la construction. Décentré vers la gauche, le chemin dispute à la rangée d’arbres de droite la primeur du sujet. Les personnages, anecdotiques, sont là pour donner l’échelle. Reste le ciel qu’on aperçoit çà et là au travers des feuillages et qui perce au bout du « tunnel », point minuscule et pourtant déterminant qui permet à notre œil de s’échapper à l’extrémité du chemin. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.Read more

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JEAN-MARC NATTIER - Portrait de Victoire de France

1748 Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Cette jeune fille au regard langoureux et au sourire figé pose cependant d’une façon bien dynamique. Dans un cadrage resserré, elle occupe presque tout l’espace de la représentation. Ses bras s’écartent de son torse dans un mouvement chorégraphique. L’étoffe dorée qui lui barre le buste, et dont elle retient un pan de la main gauche, fait écho au ruban de dentelle qui virevolte à l’arrière de sa coiffure. Ainsi l’aspect apprêté de cette fille de monarque est-il légèrement chamboulé par cette mise en scène moins conventionnelle. Le fond offre un subtil dégradé de gris vert qui concentre notre regard sur le modèle. Si pas un bijou ne vient souligner le rang de cette princesse de sang, c’est pour mieux nous attacher à la somptuosité de sa robe de dentelles, véritable parure où le ruché le dispute au diamant. Le rendu de la qualité des matières, dans lequel Nattier est passé maître, a fait de lui le peintre officiel de la cour. Jean-Marc Nattier (1685-1767) est un portraitiste français majeur du Siècle des Lumières. Fils d’une mère miniaturiste et d’un père portraitiste, il remporte à seulement quinze ans, le premier prix de dessin de l’Académie dont il devient membre agréé en 1713. Après un séjour en Russie où il réalise le portrait de l’impératrice Catherine II, il revient à Paris où il se consacre à une carrière de portraitiste renommé. En 1748, il devient celui officiel de la famille d’Orléans puis de la famille de Louis XV dont il peindra les enfants, l’épouse, la reine Marie Leszczynska, et même la maitresse, la marquise de Pompadour. C’est cette même année qu’il peint Le portrait de Victoire de France,l’une des huit filles de Louis XV, à l’âge de quinze ans.Read more

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