Galerie Dreyfus

GALERIE DREYFUS, based in Basel, Switzerland, presents works of ancient and modern art. From Antoine Le Nain to Donald Judd, through Greuze, Renoir and Pablo Picasso, their collection represents a broad range of styles and periods from the history of art.

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Objects "Galerie Dreyfus"

MAÎTRE AU PERROQUET - La Vierge à l’Enfant avec Sainte Anne

vers 1560 58 x 48.5 cm Certificat de René Millet Expertise. 58 x 48.5 cm Certificat de René Millet Expertise. Assises au premier plan sur un parapet, la Vierge et Sainte Anne conversent dans des poses en miroir. Les tons de leurs vêtements, rouge, brun et blanc, se répondent harmonieusement. Au centre, l’enfant Jésus, jeune garçon nu aux proportions réduites, fait ses premiers pas sur les genoux de sa mère. Derrière cette scène familiale, s’étagent deux arrière-plans, un premier nous montrant une campagne paisible où un berger fait paitre son troupeau, puis plus au fond, séparé par une rangée d’arbres, un second paysage montagneux, minéral, où se découpe la silhouette d’une ville. Seule une percée entre les arbres, au centre, indique que l’on peut passer d’un univers à l’autre. Cette sainte conversation mêlant trois générations, Jésus, sa mère et sa grand-mère, est un sujet peu fréquent montrant la généalogie maternelle du Christ et donc son humanité. Sainte Anne représente l’Eglise. Ce thème trouvera son aboutissement avec la célèbre Sainte Annede Vinci où ce dernier organise une symbiose entre les personnages dans une composition où les deux femmes se superposent. Le peintre anonyme de cette composition religieuse a évolué dans l’entourage du « Maître au Perroquet », artiste anversois actif de 1525 à 1550, qui représentait souvent dans ses peintures un perroquet à côté d’une coupe de fruits, seule présente ici. En effet, la composition élégante et les attitudes gracieuses des figures féminines vêtues à la mode de la première moitié du XVIe s. s’approche de celle du maitre. En outre, le traitement particulièrement raffiné accordé au paysage est caractéristique de cet artiste attentif aux détails de la campagne flamande. Cette peinture religieuse à usage privé est la commande d’un riche marchand ou banquier résidant à Anvers. Ce port, prospère et cosmopolite, est alors un centre production artistique considérable où la présence d’une clientèle tant flamande qu’étrangère stimule les artistes. Le plus célèbre d’entre eux est certainement Quentin Metsys qui développe un style singulier empreint de références aux maitres pionniers de la peinture à l’huile comme Van Eyck.Read more

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JEAN-MARC NATTIER - Portrait de Victoire de France

1748 Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Huile sur toile. 83,2 x 66 cm. Certificat du Wildenstein Institute. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue critique de l’œuvre de Jean-Marc Nattier (1685-1767). Cette jeune fille au regard langoureux et au sourire figé pose cependant d’une façon bien dynamique. Dans un cadrage resserré, elle occupe presque tout l’espace de la représentation. Ses bras s’écartent de son torse dans un mouvement chorégraphique. L’étoffe dorée qui lui barre le buste, et dont elle retient un pan de la main gauche, fait écho au ruban de dentelle qui virevolte à l’arrière de sa coiffure. Ainsi l’aspect apprêté de cette fille de monarque est-il légèrement chamboulé par cette mise en scène moins conventionnelle. Le fond offre un subtil dégradé de gris vert qui concentre notre regard sur le modèle. Si pas un bijou ne vient souligner le rang de cette princesse de sang, c’est pour mieux nous attacher à la somptuosité de sa robe de dentelles, véritable parure où le ruché le dispute au diamant. Le rendu de la qualité des matières, dans lequel Nattier est passé maître, a fait de lui le peintre officiel de la cour. Jean-Marc Nattier (1685-1767) est un portraitiste français majeur du Siècle des Lumières. Fils d’une mère miniaturiste et d’un père portraitiste, il remporte à seulement quinze ans, le premier prix de dessin de l’Académie dont il devient membre agréé en 1713. Après un séjour en Russie où il réalise le portrait de l’impératrice Catherine II, il revient à Paris où il se consacre à une carrière de portraitiste renommé. En 1748, il devient celui officiel de la famille d’Orléans puis de la famille de Louis XV dont il peindra les enfants, l’épouse, la reine Marie Leszczynska, et même la maitresse, la marquise de Pompadour. C’est cette même année qu’il peint Le portrait de Victoire de France,l’une des huit filles de Louis XV, à l’âge de quinze ans.Read more

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FRANÇOIS BOUCHER - La belle villageoise

vers 1756 Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Dans l’intérieur sombre d’une cuisine, une mère de famille s’affaire autour de ses trois enfants. Au premier plan, divers objets négligemment disposés par le peintre situent la scène, bassine de cuivre, cruche en terre, chou, navets… qui ne sont pas sans évoquer son contemporain Chardin. A l’arrière-plan, on distingue quelque rare meuble ; un jambon pend du plafond. Si tout est ici modeste, les personnages sont néanmoins de bonne mise et semblent poser comme pour un portrait de famille. Entre la scène de genre et l’allégorie familiale, Boucher choisit un décor rustique pour nous conter une saynète où les enfants tiennent le premier rôle. Assis sur un coffre au centre de la composition, l’un d’entre eux nous fixe de son regard angélique comme pour nous distraire de la dispute qui s’est déroulée. A ses côtés, son frère garde jalousement un chat fixant le petit dernier qui, penaud, se détourne de la scène, bientôt consolé par sa mère. Celle-ci, la belle villageoise, tient le second rôle, celui de l’arbitre. Boucher accorde au monde de l’enfance une attention toute particulière caractéristique de cette deuxième moitié du XVIIIe s. gagnée aux idées rousseauistes. François Boucher (1703-1770) est l’un des peintres français emblématiques du siècle des Lumières. Sa peinture galante qui privilégie l’érotisme des personnages à l’héroïsme des sujets aura les faveurs de la cour et notamment celles de Mme de Pompadour qui lui commandera de nombreux portraits. Nommé Premier peintre du roi Louis XV en 1765, au firmament de sa carrière, Boucher a commencé son apprentissage chez son père puis dans l’atelier du graveur Jean-François Cars auprès duquel il se familiarise avec l’oeuvre de Watteau. Mais c’est avec François Lemoyne, grand décorateur de Versailles, qu’il apprend la peinture et s’initie aux subtilités du style rococo. Après un séjour en Italie, il est reçu à l’Académie royale de Peinture et de sculpture en 1734 avec Renaud et Armide, aujourd’hui au Louvre. Au-delà de la peinture d’histoire, dont les scènes mythologiques sont prétextes à des aventures galantes, Boucher balaie un vaste répertoire allant de la scène pastorale au portrait de cour, en passant par la scène de genre familiale privilégiant l’intime comme avec cette Belle Villageoise auquel Le Déjeuner du Louvre, plus citadin, pourrait faire pendant. Le style de François Boucher se caractérise par une touche vive, lumineuse et colorée. Sa peinture dénuée de mélancolie, évoque un univers joyeux délaissant les tourments de la vie pour ne s’arrêter que sur ses plaisirs. Le quotidien idéalisé auquel il nous convie est celui que perçoit une société privilégiée encore épargnée par les tourments révolutionnaires à venir.Read more

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JEAN-BAPTISTE COROT - Coubron

vers 1870 -1873. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Huile sur toile signée en bas à droite. 55 x 40 cm. Certificat Lebeau et Dieterlé. Cette œuvre est reproduite dans le catalogue raisonné et illustré d’Alfred Robaut et dans le deuxième supplément à « L’œuvre de Corot », publié par André Schoeller et Jean Dieterle. Les personnages qui évoluent sur ce chemin boisé sous les frondaisons d’un boccage, semblent déambuler dans une architecture tant le paysage est ici construit. Le choix d’un format vertical accentue encore cet effet d’enfermement. Les arbres, régulièrement disposés en bordure du chemin, forment une structure ; leurs troncs, tantôt verticaux tantôt inclinés, constituent les colonnes et la voûte d’une cathédrale végétale dont les croisées d’ogives en seraient des branchages. L’arbre unique de gauche parait être le pilier sur lequel repose toute la construction. Décentré vers la gauche, le chemin dispute à la rangée d’arbres de droite la primeur du sujet. Les personnages, anecdotiques, sont là pour donner l’échelle. Reste le ciel qu’on aperçoit çà et là au travers des feuillages et qui perce au bout du « tunnel », point minuscule et pourtant déterminant qui permet à notre œil de s’échapper à l’extrémité du chemin. Jean-Baptiste Corot est (1796-1875) est un peintre paysagiste majeur du XIXe s. dont la longévité nous a laissé de nombreuses œuvres. Initialement destiné au commerce, il intègre à 26 ans l’atelier du peintre Michallon qui lui apprend les principes du paysage néoclassique et l’encourage à s’installer en plein air. De ses nombreux voyages en Italie, il rapporte des vues de Florence, Rome ou Tivoli, puis il parcourt la France à la recherche de paysages variés, s’intéressant aussi à l’architecture comme dans sa célèbre Cathédrale de Chartres, aujourd’hui au Louvre. Dilettante, il ne songe pas à exposer avant le Salon de 1835 où il rencontre un accueil favorable. Il séduit et déroute tout à la fois ses contemporains par ses thèmes classiques au traitement réaliste. Le Fermier de Pithiviers appartient à cette première époque à la palette claire et aux touches franches. A partir de 1850, il délaisse l’exactitude du « motif » pour remodeler ses paysages d’après son imagination s’orientant vers une peinture du « souvenir » des nombreux lieux parcourus. Gouvieux, près de Chantilly est caractéristique de cette période où sa touche devient plus légère, moins scrupuleuse à rendre la réalité. Riche et comblé d’honneurs, il se retire en 1874 à Coubron où il peint encore de nombreuses vues des forêts alentour comme ici, témoignage émouvant de sa créativité toujours vive.Read more

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BALTHASAR VAN DER AST - Nature morte, pêches, prunes, poires et raisins

1630 Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau signé en bas à gauche. 48 x 63 cm. Certificat de René Millet Expertise. De belles grappes de raisins aux grains mordorés reposent dans une assiette d’argent. Leurs rameaux emplissent tout le haut de la composition, présences vivantes rappelant le cep d’où elles ont été fraichement cueillies. En contrebas, posées à même la table, dont on voit le rebord, sont disposées des poires, des pêches et enfin des prunes. A l’arrière, une grappe d’un raisin noir vient se dissimuler derrière les prunes aux mêmes tonalités, comme si elle s’était échappée de l’assiette. Le peintre semble opérer ici à une hiérarchie dans l’ordonnancement des fruits, conférant au produit de la vigne la place noble, au centre dans une pièce d’argenterie, probablement pour le symbole eucharistique qu’il représente. Le réalisme avec lequel il représente ces fruits confère à cette nature morte une présence particulière loin d’être seulement décorative. La palette chaude des couleurs accroche une lumière tantôt reflétée sur la peau lisse du raisin et des prunes tantôt absorbée par le duveté des pêches. Le fond sombre et neutre renvoie aux fruits comme seuls protagonistes de cette scène. Balthasar Van der Ast (1593-1657) est un peintre néerlandais de natures mortes. Il se forme auprès de son beau-frère, le peintre Ambrosius Bosschaert, et s’établit à Utrecht puis à Delft où il se spécialise dans le genre de la nature morte auquel il aime associer parfois coquillages exotiques ou porcelaines de Chine, témoignages de la puissance économique de la Hollande de par les mers. Ses compositions placées sur un entablement au fond neutre en renouvellent le genre. Ses rares peintures sont conservées notamment au Louvre, Corbeille de fleurset au Rijkmuseum. La nature morte est un genre très prisé au XVIIe s. en particulier dans les Pays-Bas protestants qui privilégient ces sujets pour leur symbolique cachée, religieuse ou morale quand ils s’orientent vers les vanités.Read more

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EUGÈNE BOUDIN - Laveuses au bord de la Touques (paire)

vers 1885 -1890 Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Huile sur panneau signée en bas à droite. 22 x 33 cm. Ces oeuvres sont reproduite dans le Tome III du livre de Robert Schmit Ces deux tableaux, en pendant, se répondent quasi symétriquement dessinant les deux pans d’un arc de cercle qui, accolés, dessineraient la boucle d’une rivière, la Touques. Cette rivière, dont les berges évoquent le front de mer, occupe chaque fois la majeure partie de la toile ; on aperçoit, mince bande de terre, la rive opposée en arrière-plan à travers laquelle disparait le cours d’eau. A l’horizon, la même bande étroite de ciel se prolonge dans les deux toiles. Les personnages, des femmes occupées à laver dans la rivière des vêtements répartis autour d’elles, sont centrés au premier plan. Nous tournant le dos, indifférentes à la présence du peintre, ces laveuses nous font entrer dans la composition. Notre regard s’y arrête un instant avant d’être guidé dans le lointain par le tracé des rives de la Touques. Jouant avec l’équilibre des masses, Boudin répartit ces femmes tantôt groupées au premier plan, tantôt plus éloignées isolant un personnage au premier plan, comme point d’entrée dans l’œuvre. A cette succession des figures, s’ajoutent les procédés de la perspective atmosphérique, où le dégradé des couleurs accentue l’effet de profondeur. Cette harmonie chromatique où dominent les bleus délavés et les ocres, est ravivée par les notes franches et saturées des laveuses et des vêtements épars au premier plan.Read more

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JEAN-HONORÉ FRAGONARD - La petite jardinière

vers 1750 -1760. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile signée et monogrammée à droite. 98 x 85 cm. Certificat de René Millet Expertise. Assise au milieu d’un paysage bucolique, une fillette confortablement installée sur un talus, cueille une fleur qu’elle s’apprête à disposer dans une corbeille d’osier. Son attention est attirée ailleurs comme si elle était témoin d’une scène au-delà du cadre. Cette enfant, âgée de cinq ou six ans, est habillée comme une adulte, avec une robe à la française au corsage à large décolleté. Un chapeau de paille, rejeté en arrière, semble l’auréoler. Entre angelot et putto, la fillette appartient à un monde de l’enfance idéalisé qui vient agrémenter les scènes galantes de leurs ainés. Cette demoiselle doit probablement avoir un chérubin en pendant pour lui donner la réplique. Le format ovale de l’œuvre laisse envisager un panneau s’insérant dans le décor d’un salon. Les couleurs vives et chaudes de la robe sont rehaussées par la gamme plus pastel de la végétation qui l’entoure. Le bleu du ciel, parsemé de nuages blancs, prend des allures plus décoratives qu’atmosphériques. Tout est harmonieux et équilibré, de l’arbre incliné à l’arrière-plan qui répond au balancement de l’enfant, jusqu’à la forme arrondie de sa robe qui s’enchâsse dans l’ovale du cadre. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est un peintre majeur du XVIIIème siècle. Formé dans l’atelier de François Boucher, Fragonard s’initie au style rococo du maitre. Prix de Rome à 20 ans, il part en Italie en compagnie d’Hubert Robert et y découvre la peinture virtuose de Tiepolo. En 1765, il est reçu à l’Académie comme peintre d’histoire mais quitte ce grand genre pour se consacrer à une peinture plus galante voire érotique, plus en phase avec les goûts de la cour de Louis XV. La légèreté de sa touche, qui sait saisir l’instant fugace d’un regard ou d’un baiser, est toujours empreinte d’élégance et de retenue comme en témoigne la Coquette fixée.A la frivolité du sujet, s’ajoute une candeur, soulignée par des couleurs pastel. Les personnages, jamais grivois, incarnent plutôt l’innocence d’une enfance toujours latente. La Petite jardinièreappartient encore à cet âge tendre, spectatrice avant d’être bientôt actrice. Les paysages bucoliques aux verts tendres, parsemés de fleurettes, servent souvent d’écrin à ces idylles éphémères. Cette peinture de l’intime, destinée aux appartements privés, est très en vogue au milieu du XVIIIe s., fort appréciée du roi et d’une aristocratie libertine. Ces petits formats aux tonalités suaves siéent à merveille aux alcôves pour lesquelles elles sont destinées.Read more

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ALBERT MARQUET - Bords de Seine á Villennes

1913 Huile sur toile. 61×50 cm. Huile sur toile. 61×50 cm. Il vient de pleuvoir. La route est encore détrempée et ses flaques réfléchissent un ciel blanc encore chargé. La rangée d’arbres au second plan se reflète aussi dans ce miroir. La fine rive herbeuse qui nous sépare de la Seine semblerait une ile tant l’effet mouillé est tangible dans cette toile. Mais la Seine en contrebas offre un miroir plus profond aux reflets vert sombre. La densité de l’eau et son mouvement contrastent avec les reflets argentés de la route. Marquet nous rend ici de façon palpable deux illusions de matière aquatique, et ce avec une grande virtuosité. C’est la répartition savante des blancs qui lui permet ainsi de créer les effets d’une lumière scintillante presque éblouissante. Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposition des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection. De cette époque « fauviste » date l’Avenue de Versailles où la composition épurée témoigne de ses recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hollande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve qu’il aime tant. De cette dernière retraite date Au bord de la Seine, la Frette,témoignant de son talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une appréciation très sensible des reflets lumineux.Read more

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PAUL SIGNAC - Saint Briac, de ma fenêtre

1865 Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Depuis une vue plongeante, on surplombe une cour fermée jouxtant un jardin, à gauche. Au loin, au-delà de champs et de haies, on devine la découpe arrondie d’une côte ; on imagine la mer en contrebas. Au tout premier plan, un parapet bordé de part et d’autres de plantes, nous explicite ce point de vue. Signac peint depuis ce promontoire qu’il ne cherche pas à nous dissimuler. Son orientation oblique le rend encore plus présent et appuie ce cadrage photographique. Le titre déjà nous révélait son intention : montrer un point de vue à un moment donné, comme pour le fixer à jamais. Pour autant, la démarche reste atemporelle car pas un personnage ni même un détail significatif ne viennent trahir une époque. Le traitement du paysage est une juxtaposition de petites touches colorées dans une gamme pastel, douce et lumineuse, où dominent les roses, les mauves et les bleus pâles. Au fur et à mesure que le regard s’enfonce dans le paysage, les couleurs s’atténuent au point de presque se fondre avec le ciel pommelé. Les verts des feuillages du premier plan sont en revanche plus nets car plus proches. Ce rendu d’une perspective atmosphérique par la fragmentation des couleurs témoignent d’une observation poussée de la nature et des recherches formelles de Signac qui l’ont amené au pointillisme. Paul Signac (1863-1935) est un peintre français à l’origine du pointillisme avec Georges Seurat. A l’âge de 17 ans, il décide de devenir peintre et loue un atelier à Montmartre. Refusant l’apprentissage de la peinture au travers d’écoles, il fréquente l’atelier d’Emile Blin et se perfectionne seul, influencé par les impressionnistes. Il se lie d’amitié avec Seurat en 1883 et fonde avec lui et Pissarro, le groupe des « impressionnistes dits scientifiques » cherchant à rationaliser leur approche chromatique de la peinture. Ils élaborent une technique qualifiée de « divisionniste » consistant à fragmenter les couleurs en points, qui les conduira au pointillisme. La mort de Seurat en 1891, laisse Signac désemparé. Il voyage alors à travers la France, peint les côtes normandes et bretonnes comme ici ce Saint Briac, de ma fenêtrequi date de cette période nomade. Puis il se fixe à Saint-Tropez qui devient un lieu de passage d’artistes très divers de Matisse à Maurice Denis. Coloriste passionné, ces paysages offrent une palette de plus en libre qui définiront son style et dont perçoit déjà la marque dans cette toile bretonne.Read more

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HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC - Portrait de femme

vers 1895 Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Cette femme qui nous sourit en nous fixant droit dans les yeux nous apostrophe. Loin de ces effigies distantes aux visages de trois quarts et le regard perdu, ce portrait nous est tout de suite sympathique grâce à l’expression avenante du modèle qui trahit une relation de complicité avec son auteur ou du moins une relation de confiance qu’il a su instaurer. A la position frontale qui permet ce tête à tête s’ajoute aussi la technique du fusain qui sait capter la singularité de ce visage. Le trait, précis quand il s’agit de cerner les détails de la physionomie, devient plus libre pour détacher la figure du fond par des hachures plus ou moins denses. Le rendu de la chevelure est particulièrement soigné. Le trait en suggère à la fois la masse, peignée, et les cheveux effrangés sur le front. La tête de la femme, au centre d’une composition centrifuge, reçoit un traitement particulier. Usant avec parcimonie de l’estompe, Lautrec élabore le modelé des chairs en jouant sur la réserve du fond pour ne pas saturer ses volumes. Le reste de la composition est plus graphique, plis de la robe et hachures du fond viennent s’achever dans la feuille blanche. Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) est un peintre « postimpressionnisme » français, illustrateur et lithographe. Il s’installe en 1882 à Montmartre où il fréquente la Bohème parisienne, dessinant dans les cafés et les maisons closes. Sans nécessité de répondre à des commandes, il choisit ces sujets, aimant portraiturer les femmes aux mœurs légères. Son modèle le plus célèbre est certainement La Goulue,danseuse du Moulin Rouge qu’il représenta à maintes reprises. Travaillant beaucoup aves des techniques sèches, pastel ou fusain, Lautrec a su rendre la dimension psychologique de ses modèles comme dans ce Portrait de femmeoù il cherche à saisir un visage avec bienveillance sans jamais juger. A son activité de peintre, s’ajoute celle de lithographe qui l’amena à réaliser de nombreuses affiches des lieux de plaisir de la Belle Epoque.Read more

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GUSTAVE COURBET - Le Doubs à la Maison Monsieur

1875 Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Huile sur toile signée au dos. 50 x 61 cm. Cette œuvre est reproduite dans le livre Gustave Courbet, Peintre de l’art vivant de Robert Fernier aux éditions de la Bibliothèque des Arts de Paris. Au fond d’une vallée, une grande bâtisse, presque écrasée par les hauteurs abruptes qui l’entourent, occupe le centre de ce paysage montagneux. Elle borde un petit lac où se reflète, plus ténue, sa façade blanche. De l’autre côté du lac, au premier plan, une barque est accostée à une rive herbeuse et ensoleillée par laquelle notre regard entre dans le tableau. La composition, parfaitement équilibrée, s’organise à partir de cet axe que tracent la barque, la maison et son reflet, seuls témoins d’une présence humaine dans ce paysage presque sauvage. Les versants des deux montagnes descendent vers la bâtisse comme les lignes de fuite convergeraient vers un point central. Aux cimes crénelées des sapins, à droite, correspondent les arêtes dentelées de la falaise, à gauche. A l’arrière, au centre, pointe une troisième montagne, bleutée, qui ferme l’horizon. Cet espace sombre et clos s’ouvre vers nous. Les couleurs sont saturées, à la minéralité des gris du flanc de la montagne, où affleure la roche, répondent les verts de la végétation. Sombres, virant au brun, pour les conifères, plus vif pour l’herbe du premier plan. L’étendue d’eau offre une synthèse de cette gamme par son miroir grisé aux reflets verdâtres. Gustave Courbet (1819-1877) est le chef de file du courant réaliste. Fils d’agriculteur, il est très proche de la nature. A Paris, il débute à 20 ans son apprentissage de la peinture dans l’atelier de Charles de Steuben et fréquente régulièrement le Louvre où il admire la peinture hollandaise et espagnole du XVIIe s., mais copie aussi Géricault. Il prend alors un atelier et se lie d’amitié avec les artistes Bohème, notamment Baudelaire. Après un voyage en Hollande où il découvre Rembrandt et Hals, il retourne chez lui à Ornans pour opérer un changement radical dans sa peinture qu’il qualifie luimême de « réaliste ». Son chef-d’œuvre, Un Enterrement à Ornans,aujourd’hui au musée d’Orsay, fera scandale au Salon de 1851, considéré comme trop réaliste voire socialiste. Désormais sa peinture choque, ses nus féminins, trop sensuels, sont jugés dégradants. Il n’abandonne pas cependant le paysage, parcourant le Languedoc, la Normandie et les Charentes où il peint et expose même avec Corot. Membre actif de la Commune de Paris en 1871, il est condamné à financer la reconstruction de la colonne Vendôme. Ruiné, il s’exile alors pour la Suisse où il reprend une activité prolifique et connait une notoriété internationale. Il doit alors s’entourer de collaborateurs pour répondre aux demandes. Le Doubs à la Maison Monsieurtémoigne de cette dernière période de sa carrière.Read more

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26, Birsigstrasse
CH- 4011 Basel
galerie@dreyfus-drouot.com
+41 79 320 24 09
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