Galerie Dreyfus

GALERIE DREYFUS, based in Basel, Switzerland, presents works of ancient and modern art. From Antoine Le Nain to Donald Judd, through Greuze, Renoir and Pablo Picasso, their collection represents a broad range of styles and periods from the history of art.

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Objects "Galerie Dreyfus"

ALBERT MARQUET - Avenue de Versailles

1904 Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Huile sur toile signée en bas à droite. 65×81 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Albert Marquet de Jean-Claude Martinet par le Wildenstein Institute. Certificat du Wildenstein Institute. Une vaste perspective traverse de biais le tableau nous invitant à remonter le cours de cette avenue et à en chercher en vain l’aboutissement. En effet, cette dernière semble disparaitre totalement dans la toile dans un fondu où formes et couleurs perdent peu à peu de leur matière. La facture est ténue, les silhouettes en filigranes des immeubles qui bordent le seul côté visible de cette avenue ne sont perceptibles que par leurs fenêtres et leurs pignons gris. Les façades sont aussi claires que le sol… Seules taches colorées, les toits orangés et les feuillages ocre jaune des arbres qui déjà se dégarnissent, c’est l’automne. La touche est très présente, le trottoir n’est plus qu’un trait jaune plus ou moins appuyé. La grande économie de moyens avec lequel Marquet nous rend ici cette soirée automnale parisienne est caractéristique de sa manière sensible et délicate. Déjà les ombres des immeubles de gauche, invisibles, s’allongent zébrant l’avenue de bandes sombres. Le peintre se teint probablement à l’étage de l’un de ses immeubles pour capter ces dernières heures de l’après-midi Albert Marquet (1875-1947) est un peintre paysagiste français. En 1905, il participe à l’exposition des « Fauves » avec ses amis Matisse et Derain. Sensible aux rendus des couleurs selon les variations de la lumière, il peint de nombreuses séries d’un même sujet en fonction des heures de la journée, des saisons et du climat. Ainsi choisit-il Paris comme sujet de prédilection. De cette époque « fauviste » date l’Avenue de Versaillesoù la composition épurée témoigne de ses recherches chromatiques. La couleur construit l’espace. Après la première guerre mondiale, il voyage au Maghreb découvrant la lumière d’Afrique du Nord, mais aussi en Belgique et en Hollande avec un goût pour les ports et les paysages marins. Il rencontre Signac avec qui il aime peindre. En 1939, il s’établit sur les bords de Seine à La Frette, pour y peindre à loisir ce fleuve qu’il aime tant. De cette dernière retraite date Au bord de la Seine, la Frette,témoignant de son talent à représenter l’eau dans ses diverses occurrences, dense ou transparente, grâce à une appréciation très sensible des reflets lumineux.Read more

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CAMILLE PISSARRO - Femme étendant du linge

1887 Huile sur toile monogrammée en bas à gauche. 73×60 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Camille Pissarro, Ventury n.716, Wildenstein n.853, vente collection Pissarro 3.12.1928 lot 43. Certificat de Lionel Pissarro. Huile sur toile monogrammée en bas à gauche. 73×60 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Camille Pissarro, Ventury n.716, Wildenstein n.853, vente collection Pissarro 3.12.1928 lot 43. Certificat de Lionel Pissarro. Huile sur toile monogrammée en bas à gauche. 73×60 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Camille Pissarro, Ventury n.716, Wildenstein n.853, vente collection Pissarro 3.12.1928 lot 43. Certificat de Lionel Pissarro. Huile sur toile monogrammée en bas à gauche. 73×60 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Camille Pissarro, Ventury n.716, Wildenstein n.853, vente collection Pissarro 3.12.1928 lot 43. Certificat de Lionel Pissarro. Huile sur toile monogrammée en bas à gauche. 73×60 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Camille Pissarro, Ventury n.716, Wildenstein n.853, vente collection Pissarro 3.12.1928 lot 43. Certificat de Lionel Pissarro. On joue ici avec les plans et l’œil doit trouver ses repères pour comprendre l’espace. En effet, la paysanne accroche son linge à un fil qui coïncide avec la corniche du toit de la bâtisse à l’arrière-plan. Lequel toit est aussi parallèle au bord du tableau. L’espace ainsi rapporté en bandes, de ciel, de toit, de mur, semblerait bien plat s’il n’était ce parapet, de biais, qui vient en creuser la profondeur. Point de dégradé de lumière non plus pour suggérer des volumes, mais des couleurs, vives, intenses, juxtaposées en fines hachures verticales qui structurent les formes et construisent l’espace. La touche est partout visible, tantôt régulière tantôt plus libre, striant la composition à l’exception du ciel au traitement vaporeux. La palette est chaude, y dominent les rouges et les ocres rehaussés de vert. Seul le tablier d’un bleu turquoise dépare dans cette harmonie pour mieux attirer notre attention sur le protagoniste de cette scène dont la silhouette se fond dans le décor. Les deux linges blancs qu’elle étend constituent aussi deux ruptures dans cette mosaïque de couleurs. Le peintre se sert ici de la couleur pour construire et unifier l’espace, grâce à une touche homogène qui traite avec la même constance tous les objets du tableau, comme autant de motifs juxtaposés. Camille Pissarro (1830-1903) est un peintre français considéré comme l’un des fondateurs de l’impressionnisme. Destiné à travailler dans l’entreprise paternelle aux Antilles, il s’installe en France à 25 ans et suit des cours à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il rencontre Courbet, Daubigny et Corot dont il se revendique un temps l’élève. Il fréquente aussi Cézanne et Monet qu’il ira rejoindre à Londres pendant le siège de Paris. A partir de 1866, il séjourne régulièrement à Pontoise pour se consacrer à la peinture de paysage. Il côtoie alors Daubigny, installé à Auvers-sur-Oise tout proche. Pontoise devient l’épicentre de la création impressionniste où se retrouvent Cézanne, Gauguin, Monet… Pissarro y peint la majeure partie de son œuvre et fait figure de maitre du mouvement impressionniste organisant les expositions. En 1885, sa rencontre avec Seurat l’enthousiasme et l’invite à s’essayer à la technique du pointillisme dont cette Femme étendant du lingeoffre ici un rare témoignage dans son œuvre. Le traitement hachuré des couleurs se rapproche des pointillés de Seurat mais garde néanmoins une vigueur plus chaleureuse laissant percevoir le geste de l’artiste.Read more

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FRANÇOIS BOUCHER - La belle villageoise

vers 1756 Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Huile sur toile signée à gauche. 41 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise, P. & D. Colnaghi & Co. LTD et The National Trust. Dans l’intérieur sombre d’une cuisine, une mère de famille s’affaire autour de ses trois enfants. Au premier plan, divers objets négligemment disposés par le peintre situent la scène, bassine de cuivre, cruche en terre, chou, navets… qui ne sont pas sans évoquer son contemporain Chardin. A l’arrière-plan, on distingue quelque rare meuble ; un jambon pend du plafond. Si tout est ici modeste, les personnages sont néanmoins de bonne mise et semblent poser comme pour un portrait de famille. Entre la scène de genre et l’allégorie familiale, Boucher choisit un décor rustique pour nous conter une saynète où les enfants tiennent le premier rôle. Assis sur un coffre au centre de la composition, l’un d’entre eux nous fixe de son regard angélique comme pour nous distraire de la dispute qui s’est déroulée. A ses côtés, son frère garde jalousement un chat fixant le petit dernier qui, penaud, se détourne de la scène, bientôt consolé par sa mère. Celle-ci, la belle villageoise, tient le second rôle, celui de l’arbitre. Boucher accorde au monde de l’enfance une attention toute particulière caractéristique de cette deuxième moitié du XVIIIe s. gagnée aux idées rousseauistes. François Boucher (1703-1770) est l’un des peintres français emblématiques du siècle des Lumières. Sa peinture galante qui privilégie l’érotisme des personnages à l’héroïsme des sujets aura les faveurs de la cour et notamment celles de Mme de Pompadour qui lui commandera de nombreux portraits. Nommé Premier peintre du roi Louis XV en 1765, au firmament de sa carrière, Boucher a commencé son apprentissage chez son père puis dans l’atelier du graveur Jean-François Cars auprès duquel il se familiarise avec l’oeuvre de Watteau. Mais c’est avec François Lemoyne, grand décorateur de Versailles, qu’il apprend la peinture et s’initie aux subtilités du style rococo. Après un séjour en Italie, il est reçu à l’Académie royale de Peinture et de sculpture en 1734 avec Renaud et Armide, aujourd’hui au Louvre. Au-delà de la peinture d’histoire, dont les scènes mythologiques sont prétextes à des aventures galantes, Boucher balaie un vaste répertoire allant de la scène pastorale au portrait de cour, en passant par la scène de genre familiale privilégiant l’intime comme avec cette Belle Villageoise auquel Le Déjeuner du Louvre, plus citadin, pourrait faire pendant. Le style de François Boucher se caractérise par une touche vive, lumineuse et colorée. Sa peinture dénuée de mélancolie, évoque un univers joyeux délaissant les tourments de la vie pour ne s’arrêter que sur ses plaisirs. Le quotidien idéalisé auquel il nous convie est celui que perçoit une société privilégiée encore épargnée par les tourments révolutionnaires à venir.Read more

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JACQUES-LOUIS DAVID - Le Bélisaire

vers 1780 Huile sur toile. 43 x 55 cm. Exposition David, Musée Jaquemart – André, Paris 2005 Huile sur toile. 43 x 55 cm. Exposition David, Musée Jaquemart – André, Paris 2005 Huile sur toile. 43 x 55 cm. Exposition David, Musée Jaquemart – André, Paris 2005 Dans un cadrage resserré, un vieillard la tête penchée, soumis, tend le bras gauche pour demander l’aumône. De son autre main, il prend appui sur une lance dont le sommet sort du cadre. Juste derrière lui, un enfant, le regard apeuré, l’aide à lever son bras. Les personnages sont représentés en buste. La scène est le détail d’un tableau plus grand qui nous conte l’histoire entière, celle, inique, du général byzantin Bélisaire, rendu aveugle et réduit à la mendicité par la jalousie de l’empereur Justinien. Cette peinture d’histoire au grand format, peint par Jacques-Louis David en 1780, est aujourd’hui au Palais des Beaux-Arts de Lille. Une copie par son auteur est au Louvre. On reconnait ici la facture lisse et précise de David. La puissance de son dessin aux contours nets, le clairobscur subtil qui sert l’action en éclairant les détails signifiants : le front dégarni, courbé dans un mouvement d’humilité, le bras encore musclé et la main suppliante. La lumière hiérarchise aussi en laissant l’enfant, secondaire, dans une semi pénombre. Le fond uni aux tons bruns nous renvoie aux personnages. L’influence de Caravage est ici patente. Jacques-Louis David (1748-1825) est le chef de file de l’école néoclassique. Formé dans l’atelier de Vien, David obtient en 1774 le premier prix de Rome où il part s’installer pour six ans, multipliant les voyages à travers l’Italie. Il se familiarise avec l’Antiquité dessinant les ruines romaines jusqu’à Pompéi. Mais il découvre aussi Caravage dont il admire les clairs obscurs et Poussin chez qui il apprécie la rigueur de la composition et la clarté de la narration. C’est à son retour de Rome qu’il réalise son Bélisaire,chef-d’œuvre unanimement admiré, qui est son morceau d’agrément à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Peintre engagé et bientôt révolutionnaire, David fait de sa peinture un manifeste politique. A la rigueur de ses compositions correspond un discours moral. L’apologie de la vertu romaine, virile et incorruptible, lui fait choisir des thèmes toujours plus édifiants comme Le Serment des Horaces ou le Brutus,aujourd’hui au Louvre. Après la Révolution, durant laquelle il occupa d’importantes fonctions, il prend la cause de Bonaparte dont il devient le peintre officiel, une fois celui-ci empereur. Il peint alors son chef-d’œuvre, Le Sacre de Napoléon.Artiste rebelle et indépendant, il s’exile à Bruxelles à la fin de l’Empire où il continue une carrière de portraitisteRead more

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PAUL SIGNAC - Saint Briac, de ma fenêtre

1865 Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Huile sur toile signée en bas à gauche. 65 x 45 cm. Cette œuvre est répertoriée dans le catalogue raisonné de l’œuvre de Paul Signac. Depuis une vue plongeante, on surplombe une cour fermée jouxtant un jardin, à gauche. Au loin, au-delà de champs et de haies, on devine la découpe arrondie d’une côte ; on imagine la mer en contrebas. Au tout premier plan, un parapet bordé de part et d’autres de plantes, nous explicite ce point de vue. Signac peint depuis ce promontoire qu’il ne cherche pas à nous dissimuler. Son orientation oblique le rend encore plus présent et appuie ce cadrage photographique. Le titre déjà nous révélait son intention : montrer un point de vue à un moment donné, comme pour le fixer à jamais. Pour autant, la démarche reste atemporelle car pas un personnage ni même un détail significatif ne viennent trahir une époque. Le traitement du paysage est une juxtaposition de petites touches colorées dans une gamme pastel, douce et lumineuse, où dominent les roses, les mauves et les bleus pâles. Au fur et à mesure que le regard s’enfonce dans le paysage, les couleurs s’atténuent au point de presque se fondre avec le ciel pommelé. Les verts des feuillages du premier plan sont en revanche plus nets car plus proches. Ce rendu d’une perspective atmosphérique par la fragmentation des couleurs témoignent d’une observation poussée de la nature et des recherches formelles de Signac qui l’ont amené au pointillisme. Paul Signac (1863-1935) est un peintre français à l’origine du pointillisme avec Georges Seurat. A l’âge de 17 ans, il décide de devenir peintre et loue un atelier à Montmartre. Refusant l’apprentissage de la peinture au travers d’écoles, il fréquente l’atelier d’Emile Blin et se perfectionne seul, influencé par les impressionnistes. Il se lie d’amitié avec Seurat en 1883 et fonde avec lui et Pissarro, le groupe des « impressionnistes dits scientifiques » cherchant à rationaliser leur approche chromatique de la peinture. Ils élaborent une technique qualifiée de « divisionniste » consistant à fragmenter les couleurs en points, qui les conduira au pointillisme. La mort de Seurat en 1891, laisse Signac désemparé. Il voyage alors à travers la France, peint les côtes normandes et bretonnes comme ici ce Saint Briac, de ma fenêtrequi date de cette période nomade. Puis il se fixe à Saint-Tropez qui devient un lieu de passage d’artistes très divers de Matisse à Maurice Denis. Coloriste passionné, ces paysages offrent une palette de plus en libre qui définiront son style et dont perçoit déjà la marque dans cette toile bretonne.Read more

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THÉODORE GÉRICAULT - Portrait présumé de Madame Elisabeth de Dreux

1817-1818 Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur toile. 39,9 x 31 cm. Certificat de René Millet Expertise. Voici le portrait en buste d’une jeune femme posant devant un paysage au ciel tourmenté. Ne serait sa robe à taille haute et à collerette et sa coiffure sophistiquée avec chignon et rouleaux qui trahissent son appartenance à la société bourgeoise de la Restauration, on pourrait penser à un portrait de la Renaissance italienne. En effet, le cadrage à mi-corps avec pour fond un paysage lointain et atemporel nous évoque les portraits de Botticelli, Bellini ou même la Joconde de Vinci. La fenêtre ouverte sur le monde devant laquelle pose le modèle permet au peintre d’imaginer un paysage qui la met en valeur et traduit aussi ses états d’âme. Parfaitement mise en lumière, vêtue d’un blanc qu’atténue à peine un châle bigarré, la jeune femme, légèrement décentrée, nous fixe d’un regard timide. Derrière elle, un paysage montagneux aux reliefs bleutés pour en signaler l’éloignement, lui arrive à hauteur d’épaules, laissant la majeure partie de la composition au ciel. Celui-ci, bleu intense à l’horizon, est traversé de nuages sombres, dans un esprit très romantique, sans quelconque intention d’effets météorologiques. Le modèle est l’épouse d’un ami du peintre, Pierre-Alfred de Dreux, architecte et Prix de Rome. Géricault fera aussi le portrait de leurs enfants. Théodore Géricault (1791-1824) est le premier peintre romantique français. Formé dans l’atelier de Carle Vernet, il étudie auprès de Guérin. Bien qu’ayant échoué au concours du Prix de Rome, il part à ses frais pour l’Italie en 1816, découvrir les peintres de la Renaissance. C’est durant ce voyage italien qu’il peint ce Portrait présumé de Madame Elisabeth de Dreux,probablement rencontrée à Rome, à la Villa Médicis où elle séjourne avec son mari, et qui est un hommage aux beautés de la Renaissance. Mais Géricault est surtout marqué par l’œuvre de Michel-Ange dont l’influence est manifeste dans les anatomies puissantes de son chef-d’œuvre, Le Radeau de la Méduse.Exposé au salon de 1819, le récit de ce fait divers, élevé au rang de la peinture d’histoire par son format monumental, fit scandale. Il décide alors de partir pour l’Angleterre où il découvre les paysages de Turner et de Constable qui l’invitent à enrichir les registres de sa peinture. Géricault est aussi le peintre des chevaux auxquels il consacre de nombreux tableaux jusqu’à en réaliser des « portraits » à l’allure presque humaine.Read more

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ANTOINE LE NAIN - Trois femmes avec trois enfants

vers 1640 Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Huile sur panneau. 29,5 x 36,5 cm. Certificat de René Millet Expertise. Trois femmes posent en compagnie de trois fillettes ou du moins de trois enfants vêtus de robes, comme les portaient alors indifféremment garçons et filles jusque vers l’âge de six ans. Ces trois enfants sont ici les personnages principaux de la scène bien que relégués sur la droite. Elégamment habillés de robes de belle étoffe portées sur une chemise blanche dont les revers dépassent des manches, on dirait de petits adultes en réduction ; le premier enfant arbore même un plastron festonné. Figés dans leur trois poses similaires, bras le long du corps, ils nous fixent prêts à faire la révérence. En comparaison les trois adultes sur la gauche sont plus ternes, probablement les domestiques de ces enfants, nourrice et gouvernante. Deux des femmes sont assises, une troisième évolue dans l’ombre à l’arrière. On ne devine rien de cette pièce dont le fond sombre nous ramène au premier plan. A la blancheur de la nappe où sont disposés un plat et un pain. Si la gamme de couleurs est assez restreinte avec une dominante de bruns et de gris, le blanc y joue un rôle particulier, soulignant la présence de chaque personnage avec plus ou moins d’intensité, selon leur importance sociale. Mais c’est bien le rouge qui nous indique ici les personnages dont on souhaite fixer le portrait, ces trois enfants d’une riche famille bourgeoise du XVIIe s. Antoine Le Nain (1588 – 1648) est un peintre français réputé pour ses peintures de genre dites réalistes. Elevé dans un milieu rural auquel il resta toujours attaché, Antoine est l’ainé de deux frères, Louis et Mathieu, avec lesquels il peindra toute sa carrière. En 1629, les trois frères ouvrent un atelier parisien et connaissent les faveurs du public grâce aux scènes de genre dans lesquelles ils se spécialisent. Si la peinture du quotidien est alors en vogue en Europe, le style des Le Nain se différencie du caravagisme ambiant, par une simplicité des mises en scène et une palette colorée sobre, valorisant des camaïeux de gris-bruns comme dansTrois Femmes avec trois enfants.Ils s’attachent à rendre l’intime, la chaleur d’un foyer, privilégiant l’expression des visages à la proportion des personnages, rendus parfois maladroitement. Cette œuvre attribuée à la seule main d’Antoine est plutôt rare, probablement parce qu’il s’agit de la commande particulière d’un portrait de groupes.Read more

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RAOUL DUFY - Le bal populaire

1906 Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Huile sur toile signée en bas à droite. 42 x 35 cm. Cette œuvre est reproduite dans le volume I du catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy par Maurice Laffaille. Certificat de Fanny Guilon – Lafaille. Dans un jardin public, des couples dansent au rythme d’un orchestre. Leurs silhouettes longilignes aux couleurs vives, blanches, roses et bleues, virevoltent et rivalisent avec les arbres qui les environnent. Ils sont groupés sur la droite, tandis que les musiciens, relégués à l’arrière-plan à gauche, se fondent derrière un rideau d’arbres. Au premier plan, un personnage attablé regarde les danseurs. Plus à droite, une hampe hissée du drapeau tricolore campe la scène. D’autres drapeaux derrière les danseurs, nous précisent qu’il s’agit d’une fête nationale. La touche franche et saccadée de Dufy se construit ici au rythme de la musique. A coup de pinceaux rapidement brossés, il cherche à saisir l’instant pour mieux traduire l’atmosphère d’une ambiance joyeuse et festive au détriment d’un espace rationnel. Il nous invite ici à entrer dans la danse. Raoul Dufy (1877-1953) est un peintre et décorateur français. Formé à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre, il commence sa carrière comme paysagiste en Normandie puis en Provence où il fréquente les « Fauves », Albert Marquet, Vlaminck puis Matisse. Il réalise de nombreuses scènes de rues pavoisées et de fêtes de village, aux touches vives et colorées, comme ce Bal populairequi date de cette période. Influencé par l’œuvre de Cézanne, il s’oriente ensuite vers la nature morte, puis rencontre Braque et Picasso. Tous trois travaillent ensemble, échangeant leurs recherches formelles, qui les conduiront au cubisme. Mais très vite Dufy se construit son style propre dissociant la couleur du dessin : les traits viennent se superposer aux plages colorées comme dans ce qui reste son chef-d’œuvre La Fée électricité,aujourd’hui au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Artiste polyvalent et curieux, Dufy s’essaie à tous les arts, des cartons de tapisserie à la lithographie, jusqu’à la céramique, dessinant décors et costumes de théâtre pour Jean Cocteau, illustrant textes d’Apollinaire, de Gide ou encore de Colette.Read more

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HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC - Portrait de femme

vers 1895 Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Dessin au fusain signé en bas à gauche et dédicacé à Pierrot (Pierre Camanca tenancier du restaurant « le Pierrot de la butte », à Montmartre). 62 x 48 cm. Certificat de la maison Brame & Lorenceau. Cette femme qui nous sourit en nous fixant droit dans les yeux nous apostrophe. Loin de ces effigies distantes aux visages de trois quarts et le regard perdu, ce portrait nous est tout de suite sympathique grâce à l’expression avenante du modèle qui trahit une relation de complicité avec son auteur ou du moins une relation de confiance qu’il a su instaurer. A la position frontale qui permet ce tête à tête s’ajoute aussi la technique du fusain qui sait capter la singularité de ce visage. Le trait, précis quand il s’agit de cerner les détails de la physionomie, devient plus libre pour détacher la figure du fond par des hachures plus ou moins denses. Le rendu de la chevelure est particulièrement soigné. Le trait en suggère à la fois la masse, peignée, et les cheveux effrangés sur le front. La tête de la femme, au centre d’une composition centrifuge, reçoit un traitement particulier. Usant avec parcimonie de l’estompe, Lautrec élabore le modelé des chairs en jouant sur la réserve du fond pour ne pas saturer ses volumes. Le reste de la composition est plus graphique, plis de la robe et hachures du fond viennent s’achever dans la feuille blanche. Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) est un peintre « postimpressionnisme » français, illustrateur et lithographe. Il s’installe en 1882 à Montmartre où il fréquente la Bohème parisienne, dessinant dans les cafés et les maisons closes. Sans nécessité de répondre à des commandes, il choisit ces sujets, aimant portraiturer les femmes aux mœurs légères. Son modèle le plus célèbre est certainement La Goulue,danseuse du Moulin Rouge qu’il représenta à maintes reprises. Travaillant beaucoup aves des techniques sèches, pastel ou fusain, Lautrec a su rendre la dimension psychologique de ses modèles comme dans ce Portrait de femmeoù il cherche à saisir un visage avec bienveillance sans jamais juger. A son activité de peintre, s’ajoute celle de lithographe qui l’amena à réaliser de nombreuses affiches des lieux de plaisir de la Belle Epoque.Read more

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GILLIS VAN TILBORG - Scène villageoise

3ème quart du 17e siècle Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Huile sur toile 91 x 101 cm. Provenance : Tajan Paris, 2004. Une douzaine de personnages sont rassemblés dans ce qui semble être une clairière. Le premier plan est occupé par des récipients et des victuailles négligemment posés sur le sol. Disposés comme une nature morte, ils sont représentés avec beaucoup de réalisme. Ce n’est qu’au second plan qu’interviennent les personnages. D’abord un couple assis à droite. L’homme de dos semble jouer de la flûte tandis que la femme qui lui fait face lui tend un papier. Ils semblent disproportionnés par rapport aux autres personnages situés en arrière. Ceux-ci, à défaut d’être attablés, sont pour certains assis autour d’une broche, des assiettes sur les genoux. D’autres debout à droite observent quelque chose dissimulé à notre vue. Quatre enfants sont ici présents. Les hommes, à en croire leurs mises, chapeaux, jabots et manches en dentelle, semblent appartenir à une classe sociale élevée. L’une des femmes nous fixe avec attention, elle-même observée par son voisin. La scène est nocturne, la lumière émane de l’angle inférieur gauche, probablement un feu non visible ici. Elle éclaire plus fortement les objets du premier plan et le couple de droite. Les couleurs, où domine le brun, sont plutôt ternes, animées par quelques touches de blanc et surtout le rouge et le bleu de la femme de droite, qu’on retrouve atténués chez certains personnages du fond. Gillis Van Tilborg (1625-1678) est un peintre bruxellois de scènes de genre. Membre de la guilde bruxelloise de Saint Luc, il ouvre son propre atelier. Dans la tradition de la peinture flamande, où s’illustre en particulier Bruegel, la scène de genre est prétexte à montrer la vie quotidienne de ses contemporains, observée avec acuité. S’y mêlent parfois des connotations morales, notamment dans les scènes de tavernes, mais aussi une certaine mélancolie comme ici, où les personnages, figés, baignent dans la lumière d’une veillée au coin du feu. Si le sujet reste assez énigmatique, cette œuvre évoque cependant uneRéunion familiale en plein air,des années 1660-70, au Louvre. Si Gillis Van Tilborg puise son inspiration dans l’observation du genre humain dans son quotidien, il développe aussi un talent particulier pour peindre des natures mortes, comme le montre son premier plan à la composition soignée, arrangeant drapé et légumes avec rechercheRead more

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ALFRED SISLEY - Premier jour de Printemps à Moret

1889 Huile sur panneau signée et datée en bas à gauche. 46 x 56 cm. Cette œuvre est reproduite au catalogue raisonné d’Alfred Sisley de François Daulte. Certificat du comité Alfred Sisley. Huile sur panneau signée et datée en bas à gauche. 46 x 56 cm. Cette œuvre est reproduite au catalogue raisonné d’Alfred Sisley de François Daulte. Certificat du comité Alfred Sisley. Huile sur panneau signée et datée en bas à gauche. 46 x 56 cm. Cette œuvre est reproduite au catalogue raisonné d’Alfred Sisley de François Daulte. Certificat du comité Alfred Sisley. Huile sur panneau signée et datée en bas à gauche. 46 x 56 cm. Cette œuvre est reproduite au catalogue raisonné d’Alfred Sisley de François Daulte. Certificat du comité Alfred Sisley. La frêle silhouette bleue d’un homme évolue au milieu des arbres. Ces derniers, dont les branchages tentaculaires forment une trame serrée, commencent peu à peu à se couvrir de fleurs, taches de couleurs roses ou blanches. Si l’impression reste très graphique, la couleur est omniprésente. Le sol est couvert d’un tapis de taches roses, jaunes et vertes qui traduisent le printemps. Cette gamme est reprise, plus soutenue, sur la colline à l’arrière-plan et au centre sur la cabane où s’apprête à pénétrer notre personnage. La luminosité vient surtout du ciel, dont les nuages blancs aux reflets colorés dévoilent un coin de ciel bleu. On sent du vent dans les branches, les nuages se meuvent dans le ciel. Sisley parvient à nous rendre les changements du temps autant que l’imminence d’un printemps. Alfred Sisley (1839-1899) est une peintre impressionniste britannique. Destiné à une carrière commerciale, il étudie à Londres où il découvre la peinture de Constable et de Turner. Il se forme alors à l’atelier de Gleyre où il rencontre Renoir, Monet et Bazille. En 1863, les quatre amis décident alors de s’installer au cœur de la forêt de Fontainebleau, à Barbizon, pour peindre en plein air. Ensemble, ils combattent pour affirmer la nouvelle peinture impressionniste. Sisley fréquente alors Manet et la jeune génération de critiques d’art Duranty et Zola. C’est en 1880 qu’il s’installe à Moretsur-Loing attiré par cette campagne paisible et verdoyante. C’est là qu’il peint ces deux toiles Verger aux environs de Moret-sur-Loinget Premier jour de Printemps à Moret où sa palette impressionniste réussit à rendre à la fois la topographie des lieux et les variations atmosphériques. Ses œuvres exposées chez Durand-Ruel rencontrent un vif succès à New-York où une exposition particulière lui est même consacrée en 1889. Il est considéré aujourd’hui comme le représentant le plus pur de l’impressionnisme.Read more

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